Propos sur le Yi Jing
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  • Ji Ying

Propos sur le Yi Jing

9782366320282
9,47 €
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Ceux qui consultent familièrement le Yi Jing, trouveront dans ce livre des réflexions aussi originales que pertinentes.
L’auteur nourrissait sa pratique quotidienne du Yi Jing par une réflexion profonde basée sur une culture très étendue comme : les philosophes occidentaux, les sagesses orientales, l’art roman, la parapsychologie, les contes, l’ornithologie, la chanson française, les classiques de la littérature, la bande dessinée ...

Cherchant le pourquoi et le comment dans chacun de ces domaines, cet érudit les mettait en résonance pour essayer, en synergie, de trouver “L’Essentiel”. Cette démarche, Jean-Philippe Schlumberger l’applique au Yi Jing avec une rigueur teintée d’une sorte d’humour bienveillant et d’une grande chaleur humaine.



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Quelques mots sur « Propos sur le Yi Jing » par Nathalie Chassériau

 

Le premier mot qui m’est venu à l’esprit en lisant ce texte est « précieux ». D’abord parce qu’il est posthume, et que sans le travail de retranscription auquel Rose-Marie Beckers a été invitée, nous n’aurions jamais pu en prendre connaissance. Ce fût un travail très complexe car le manuscrit était inachevé, souvent raturé, biffé, corrigé… Un travail de fourmi attentive et scrupuleuse, comme Rose-Marie sait l’être, et qui restitue intégralement le fond et la forme de ce second livre de Jean-Philippe Schlumberger, sans aucun ajout ni suppression.

 

Mais si ce livre est précieux, c’est aussi parce qu’il est inattendu, innovant, et qu’il prouve – s’il en est besoin –à quel point la personnalité de l’auteur était riche et son intelligence extrêmement ouverte, très loin des cloisonnements dans lesquels s’enferment trop souvent les spécialistes. On pourrait dire qu’en ce qui concerne le Yi Jing, Jean-Philippe Schlumberger se place sur un plan assez comparable à celui de Jean-François Billeter avec le Zhuangzi. Dans un cas comme dans l’autre, il s’agit d’une démarche philosophique « globale » qui s’appuie sur un texte complexe que l’auteur connaît à fond et chérit plus que tout autre, et qui lui sert de socle pour une réflexion qui dépasse les limites du texte lui-même pour arriver jusqu’à nous, des millénaires après...

C’est en effet avec un regard de philosophe et de sage que Jean-Philippe Schlumberger nous livre son expérience du Yi Jing, irremplaçable compagnon de vie avec lequel il avait établi une relation toute personnelle, nous encourageant à faire de même : le Yi Jing, nous dit-il, est un « outil qu’on adapte à sa main, selon l’usage qu’on veut en faire »

 

« Propos sur le Yi Jing » ne ressemble à aucun autre ouvrage sur le sujet, car il est truffé de petites perles de connaissance, que l’auteur semble s’être amusé à semer au fil des chapitres, au milieu de considérations aussi techniques qu’érudites sur les hexagrammes et les multiples façons de les déchiffrer. J’ai lu ce livre comme s’il s’agissait d’une chasse aux trésors, y glanant ici et là une quantité de considérations qui m’allaient droit au cœur, comme par exemple la « Chine intérieure » de Jean-Philippe (merveilleuse notion que comprendront tous ceux que la fréquentation des grands textes chinois a changés en profondeur), et aussi tout ce qui concerne les deux hémisphères du cerveau, l’intuition, la poésie … et tant d’autres choses encore. Et si la technicité de certains passages m’a paru un peu ardue, l’espoir de tomber rapidement sur une nouvelle « perle » philosophique ou psychologique m’a tenue en haleine tout au long du parcours, sans jamais me décevoir.

 

Un grand merci à Jean-Philippe, qui ne nous a quitté qu’avec son corps mais est encore parmi nous en esprit, de façon encore plus prégnante grâce à ce second livre qui vient ajouter de nouvelles briques à notre connaissance du vieux Livre.

 

 

Nathalie Chassériau est écrivain, journaliste et conférencière.

 

Passionnée de spiritualités orientales, son activité est centrée sur le développement personnel et la spiritualité, dans l’espoir de contribuer à faire connaître en Occident les aspects principaux des grandes traditions de sagesse et leur utilisation pratique pour mieux guider leur vie.

 

Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont :

« Prendre les bonnes décisions avec le Yi King » Hachette Pratique 2004

« Sagesse chinoise au quotidien » Hachette Pratique 2005

« Bouddhisme au quotidien » Hachette Pratique 2005

« Pschychogénéalogie au quotidien» Hachette Pratique 2006

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999 Produits

Fiche technique

Auteur
JP SCHLUMBERGER

Références spécifiques

ISBN
9782366320282

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LE YI JING « Yi Jing » signifie « Classique du changement ». Les classiques sont les ouvrages de l’Antiquité chinoise dont l’étude était requise pour se présenter aux examens d’état par lesquels on recrutait les fonctionnaires. En Chine, cet ouvrage est également connu sous le nom de « Mutations des Zhou », ses divers éléments ayant été définis et classés une première fois au début de la dynastie royale de ce nom, au treizième siècle avant notre ère. Sous une forme proche de celle que nous connaissons, le Yi Jing existe donc depuis plus de 3.000 ans, mais les principes sur lesquels il se fonde sont bien plus anciens. Les premières traces connues des signes qui le composent sont des notations divinatoires, gravées sur des os ou des écailles de tortues à l’époque des Shang (moins 1700 à moins 1500). Elles ont certainement été précédées par des traditions orales, magiques et chamaniques, qu’il est impossible de dater avec précision. Le livre qui nous est parvenu résulte d’une systématisation constante depuis l’Antiquité jusqu’au début de la dynastie Song – ce qui correspond à notre Moyen-âge. La forme canonique actuelle a été fixée à cette époque et n’a plus varié depuis. Le « Classique des changements » se compose pour l’essentiel, de figures linéaires de six traits, appelés pour cette raison « hexagrammes » en Occident, accompagnées de textes qui leur ont été adjoints à diverses époques, et dont les plus anciens sont peut-être antérieurs à l’invention des figures. Les hexagrammes, au nombre de soixante-quatre, décrivent sous une forme synthétique et concentrée une série de situations types. Il est admis que l’infinité des événements particuliers peut être caractérisée par l’une ou l’autre de ces figures abstraites. Les textes suggèrent, de façon imagée, leur sens général, ainsi que les valeurs de présage issues des anciennes pratiques de divination. Des commentaires plus étendus, auxquels on accorde une source confucianiste, décrivent les origines mythiques du livre ainsi que la logique du système et la signification du changement. Cette partie comporte un certain nombre de citations attribuées à Confucius lui-même, bien qu’il n’ait probablement pas connu ni à plus forte raison utilisé le Yi Jing1.

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